En France, les parents choisissent librement le prénom de leur enfant depuis 1993. Mais cette liberté a une limite : un prénom contraire à l'intérêt de l'enfant peut être signalé à la justice, qui peut le faire changer. Voici comment ça marche et quels prénoms ont déjà été refusés.
Le principe : la liberté de choix
Depuis la loi du 8 janvier 1993, les parents choisissent librement le ou les prénoms de leur enfant. Il n'existe plus de liste officielle de prénoms autorisés : tu peux choisir un prénom courant, rare, étranger, ou même inventé.
La limite : l'intérêt de l'enfant
Cette liberté s'arrête là où le prénom pourrait nuire à l'enfant. Lors de la déclaration de naissance, l'officier d'état civil enregistre le prénom. Mais s'il lui semble contraire à l'intérêt de l'enfant, ou s'il porte atteinte au droit d'un tiers à protéger son nom de famille, il en informe le procureur de la République.
Le procureur peut alors saisir le juge aux affaires familiales. C'est ce juge, et non la mairie, qui décide. S'il estime le prénom contraire à l'intérêt de l'enfant, il peut en ordonner la suppression et demander aux parents d'en choisir un autre.
Des prénoms déjà refusés
La justice a déjà fait changer certains prénoms jugés contraires à l'intérêt de l'enfant, parce qu'ils l'exposaient à des moqueries ou renvoyaient à une marque. Parmi les cas médiatisés en France : Nutella et Fraise ont été supprimés par un juge, au regard de l'intérêt de l'enfant, et les parents ont dû en choisir un autre.
À l'inverse, beaucoup de prénoms originaux passent sans difficulté. Ce qui compte, c'est l'intérêt concret de l'enfant, apprécié au cas par cas.
Questions fréquentes
Les questions le plus souvent posées sur ce sujet.
Presque : depuis 1993, le choix est libre. La seule limite est l'intérêt de l'enfant. Un prénom jugé nuisible peut être signalé au procureur, puis changé par un juge.
Pas la mairie directement. L'officier d'état civil signale au procureur de la République, qui peut saisir le juge aux affaires familiales. C'est le juge qui décide d'un éventuel changement.
Des prénoms comme Nutella et Fraise ont été supprimés par un juge, car jugés contraires à l'intérêt de l'enfant. Les parents ont dû en choisir un autre.
Oui, un prénom étranger, rare ou inventé est permis, tant qu'il ne nuit pas à l'enfant. C'est l'intérêt concret de l'enfant qui sert de critère, au cas par cas.
Oui, tu peux déclarer plusieurs prénoms. Chacun peut servir de prénom usuel, et tu choisis leur ordre lors de la déclaration de naissance.
A NOTER
Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil juridique. Pour une situation précise, renseigne-toi auprès de ta mairie ou sur service-public.fr.
Mis à jour: juin 2026. Nous mettons cet article à jour régulièrement.
